mai 2013

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Commentaires

TEaki

Gilles,

Mon B.B. est donc entre vos mains...Que vais-je pouvoir inventer pour tromper l'attente?

Bien (im)patiemment
Teaki
(www.teaki.net)

martingrall

Méchamment,l'apprentissage. C'est un beau métier, Editeurs. Je commence à comprendre pourquoi je mets toujours une majuscule. Chaque livre est une vie. ce livre nous en donne, il nous en prend. Souvent, ceux que je comprends, me font chercher ma part manquante celle qui fera de moi un tout. Pelot pour mes mondes perdus, Sollers pour ses femmes,

TEaki

En référence à notre début de conversation sur le blog d'ELS, je vous envoie donc "Mon Baromètre du Bonheur"...vous le voulez aussi en version électronique?

A bientôt
TEaki.net

Loïs de Murphy

Je viens de terminer Petit éloge de l'enfance, et Les normales saisonnières est dans ma liste des prochains livres à acheter. Il a un sens du récit, du voyage, des paysages et de la psychologie des personnages (sans oublier son style) qui n'a rien à envier à la littérature américaine.
"Il ne faut jamais croire les gens qui vous disent qu’il fera beau demain. Ce sont des menteurs pathétiques ou des illuminés, je ne veux pas penser une seconde qu’ils agissent par scélératesse.
Il ne faisait pas beau.
Déjà que toutes ces années passées s’étaient définitivement englouties au fond de quelque tourbillon nécessairement liquide, comme il en existe dans les noiretés de certains lacs, sournois, même pas visibles en surface.
Ce n’est pas tant qu’il ne faisait pas beau, mais surtout qu’il pleuvait. Il pleuvait à la façon dont il pleut ici – en un instant, presque à la seconde, je me suis souvenu. La pluie sur le paysage vert et gris, immuablement, exclusivement vert et gris, pour ne pas dire vert-de-gris. Les gris, en peinture, sont accessoires à toutes les couleurs, mais en l’occurrence, ici, c’est tout de même plus volontiers le gris et le vert, sur fond de brumes pendues comme des guenilles aux pentes des montagnes. Les fumées de l’humide qui remontent entre les cimes une fois l’averse désamorcée. « Regarde : les renards fument ! » disait mon père. […] »

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