... décoiffant et héroïque de la journée du 8 octobre 2009
Jeudi 8 octobre 2009, 06h15:
Heure cruciale : mon réveil s'égosille jusqu'à ce que je lui assène un coup. Analyse des fonctions vitales en cours... 2+2=3 (je n'ai jamais été bon en calcul mental)... je lève le bras droit... OK, c'est bon, tout fonctionne. Effort surhumain, je sort du lit. C'est dur.
06h30 :
Petit déjeuner très difficile, je suis juste assez réveillé pour m'apercevoir que je tiens mon couteau à l'envers pour beurrer mes tartines. C'est très dur.
07h28 :
Départ du TER en gare de Gujan-Mestras, destination Paris Montparnasse via Bordeaux Saint Jean. Sur un air de ACDC, je contemple les traditionnelles vaches dont la fascinante profession consiste à regarder passer les trains tout en ruminant quelques appétissants brins d'herbe. C'est très très dur. Et en plus je n'ai pas révisé, il faut que je finisse un livre de Guillaume Musso et que je sache qui de mes co-lauréates a écrit quoi, d'où elles viennent, il faut aussi que je me rappelle de quoi parle ma nouvelle malgré le stress... c'est vraiment très très dur.
11h30 :
« Arrivée en gare de Paris Montparnasse, terminus de ce train. La SNCF vous remercie... » Le voyage est passé trop vite. Beaucoup trop vite à mon goût. Depuis le début de l'été, je l'attends avec impatience, ce jour exceptionnel, mais là... C'est très très très dur.
12h15 :
On y est : éditions Héloïse d'Ormesson, 87 boulevard Saint Michel. On pousse la porte, première rencontre : Félix (j'ai tout de suite adoré son style. Indescriptible, mais vraiment trop la classe !). Et puis je fais connaissance avec les autres lauréates, et tout de suite ça va mieux. Elles sont super cool. On rencontre Héloïse, le « boss » des éditions, Audrey, notre attachée de presse, Gérard, le photographe... ils sont tous plus sympa les uns que les autres.
13h :
On part manger dans un resto pas loin des éditions avec Guillaume Musso. D'ailleurs, il a l'air aussi stressé que nous. C'est rassurant. Et puis dans l'après-midi, on enchaîne photos, interviews, re-photos, petit goûter, re-re-photos...
18h :
Branle-bas de combat ! Préparation des artistes, on se met en tenue, et c'est parti ! Un petit sprint pour ne pas rater le bus (pour se mettre en jambes, tranquillement) et on arrive très vite à l'Hôtel de Ville. Et là... il n'y aurait qu'un mot : waouw ! Vraiment ébouriffant, époustouflant, des peintures partout, un escalier monumental, des lustres rutilants, un buffet gigantesque (que je n'ai d'ailleurs pas eu le loisir de déguster, et c'est vraiment regrettable)... rencontre avec les « anciens » lauréats qui essayent en vain de nous rassurer, puis la cérémonie commence. Tout va très vite : les discours, la remise des prix par les lauréats de l'année précédente, les photos, les dédicaces...
Pas si dur que ça, finalement. Même super facile, et carrément trop bien. Juste un peu court. Car déjà il faut se séparer, en pensant au cours de latin qui m'attendent, et qui me donnent encore plus envie de rester, afin que cette journée inoubliable ne se termine pas si vite...


Yeah ! Fabinou est une star quand je pense que tu n' as même pas parler de moi dans ta nouvelle (grr^^) ! Mais je te félicite quand même :)
Rédigé par : Bergeret-Bellocq Anne | 28 novembre 2009 à 18:58